La chenille

This is a cute little story I wrote just for fun and I think I will translate this into English, but I might have to change a few things because worm just doesn’t have the same prettiness as chenille. I remember to this day that I found the name pretty when I learned it the first time, but the english translation “cartepillar” just doesn’t do it for me as a writer, so this will be an interesting challenge.

La chenille se trimballait sur une feuille morte alors que la lune brillait avec orgueil dans la nuit étoilée et que mon cœur se brisait morceau par morceau. Les jours passaient. La pluie tombait, le soleil brulait et ma douleur m’étranglait.

Pour te perdre, j’accumulai péché sur péché le long des mois ; j’étais animé par des sentiments autodestructifs dont je ne savais m’en défaire.

J’étais la chenille condamnée à ne jamais devenir un papillon, à ne jamais connaitre le vertige des hauteurs ou le parfum des fleurs. J’étais la chenille qui ne sera jamais poursuivi par le rire angélique des enfants et ne connaitra pas non plus la contemplation muette du mélancolique et du penseur.

Je me souviens jusqu’à ce moment le jour de ta transformation, ma chère. Il avait plu il n’y a pas longtemps et le soleil s’admirait à travers les gouttes qui gisaient aux bouts des feuilles. Je m’étais abrité sous une feuille, m’éloignant juste un peu pour me nourrir alors que j’avais laisse mon cœur suspendu sur une branche.

Mon regret éternel à part ma vie gâchée sera d’avoir manqué ta nouvelle naissance. Aucun jour qui ne passe sans que je repasse devant mes yeux la scène ou je découvre ton chrysalis à nue et je vois au loin ta beauté divine naviguer l’air comme les aigles, ces maitres des cieux.

Il me prit encore une semaine avant que mes yeux et mon être et ma vie goute le plaisir de te voir mais c’est fut de courte durée car voilà qu’à tes cotés un papillon t’accompagnait, cherchant à t’impressionner par toutes sortes de valses et d’acrobaties aériennes. Les tourments de l’enfer me parurent douces par rapport à cette vue que j’avais de toi et de mon rival. Et que vous étiez beaux tous les deux ! Et que vous paraissiez insouciants et légers !

Et dans la folie du désespoir, je vous suivis du regard jusqu’à ce que vous disparaissiez, torturant une fois de plus mon cœur. Apres cela, je me mis à la recherche de la mort par tous les moyens/ Je pris soin de me placer sur la route de tout prédateur que je rencontrai, mais les oiseaux, les grenouilles, les lézards et les araignées m’ignoraient sans gêne.

Vint le jour où tu me reconnus et que tu commenças t’approcher de moi, une chauve-souris passa, fit une bouchée de toi, mon cœur et s’en alla. Muet de rage pour quelques secondes, je me mis a hurler qu’il me prenne aussi pour que je sois finalement réuni avec toi, mais il continua a battre des ailes avec insouciance. Apparemment j’étais condamne à mourir de tristesse et de vieillesse. Mais c’est ici que mon récit s’arrête car quelque jours après, j’entendis derrière un battement d’ailes qui me sembla familier et juste au moment où j’allais me retourner, je vis le noir et sentis la salive visqueuse de la chauve-souris.

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3 thoughts on “La chenille

  1. I’d love to see your translation: both read it and hear it and then compare it to my own reading. 🙂

    I enjoyed this.

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