Chez Nous

La porte baille, laissant échapper un cri d’agoni

Et ce cri est une réponse aux hurlements  du vent

Pour remplir le silence des hommes

Aux lèvres cousues pour éviter toute puanteur

Nous vivions dans le suspendu

Ni dedans ni dehors

Cette maison cherchait qui dévorer le premier

Qui avait la chair bien tendre et l’esprit flou

La pluie claquait des doigts à l’extérieur pour nous distraire

De l’orage qui s’annonçait dans nos cœurs

Si seulement nous pouvions voir l’Etoile du Nord

Et percher nos âmes sur les branches des arbres du jardin

Peut être que des corps mieux disposés en prennent charge

Mais les fenêtres sont brumeuses

avec nos haleines chaudes d’amour, de haine et de sexe

cette maison dans son allure si accueillante et maternelle

nous a permis de s’épanouir et à la remplir avec tous nos énergies

au point que les voix de l’extérieur parlent de nous

comme si nous occupions le même milieu d’existence

nos griffes sortent vite quand un caillou nous est lance

par un de ces enfants qui voit l’étranger mais pas le danger

mais ces enfants qui nous ont visité

sans se faire accompagner par leur innocence

ont perdu leur souffle même après être rentres dans leurs familles

pour vivre la vie d’un produit d’usine

qu’un inventeur a pondu dans l’indifférence totale

mais nous aimons les regards des touristes

qui cherchent à percer notre voile de mystère

comme si se voir nue suffirait à mieux se connaitre

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Perdu d’avance

Il faut que je te dise où trouver mon cœur

Surtout quand ma langue cessera de remuer

Mais je ne sais où commencer

J’avais passé ma vie à fuir

Et maintenant que la lampe va s’éteindre

Je trouve la chaleur de ton cœur enivrante

Il est vrai que j’avais la grosse tête

Et maintenant tout ce que je souhaite

Est de garder ma tête sur la poitrine

Et ouvrir mon cœur comme une fleur

Baisée par une abeille

Mais il n’est plus ce qu’il était

Je l’ais ravage à gauche et à droite

Ma tête était alourdie par toutes sortes d’intrigues

Pour être intéressé aux ravages que subissait mon cœur

Ah je sens ma flamme vaciller

Et je n’ai pas encore commence mon histoire

Je vois dans tes yeux les blessures que je t’avais causées

Et rien de ce que je dirais les transformerais en cicatrices

Mais parce que ton cœur s’en ira battant pour bien d’autres années

Je garde l’espoir que lorsque tu trouves mon cœur

Tu lui épargneras

Non par amour pour moi

Mais pour le salut de ton âme.

Perdu d’avance

Cette histoire d’amour est belle et bien finie

Mais le cœur aime bien retoucher ici et la

Rien de dramatique

Juste corriger les annales de l’histoire

Que notre séparation est entièrement sa faute

Et que moi j’y avais pas grand-chose a dire

Et c’est comme qu’on était devenus des amoureux

Un beau matin, elle m’a dit :

Tu m’aimes et je t’aimes. Nous sommes un couple

Alice montrait souvent comme ca ses couleurs d’Amazone

Elle aimait jouer à fond les albums de Tina Turner

Quand nous étions en voiture

Et ses cheveux frises jouaient dans le vent

Sous l’effet de sa fougue

Et j’imaginais la tenir par les cheveux

Quand elle sera dans mon lit

Il est vrai que je brulais d’attente

Quand le jour vint

J’eus la complète certitude

Que le paradis devait être un orgasme infini

Enfin notre histoire ressemble a des millions d’autres

Le printemps fut beau et court

L’été venait toujours dans nos embrasses

Et j’étais trop distrait quand l’automne arriva

L’hivers me prit totalement par surprise

Je me rappelle encore ses lèvres mouillées sur les miennes

Avant qu’elle me donna le coup de grâce :

C’est fini entre nous

La blague

Je ne sais pas quand elle quitta l’appartement

Je ne sais pas combien de jours passèrent

Avec moi allonge sur le sofa

On me dit 7 jours

Les pompiers défoncèrent la porte

Parce que ca sentait la mort

Mais c’était simplement mon cœur

Apres quelques jours d’intraveineuse

Je retrouvais la parole

Et revint a la vie

Comme si de rien n’était

Il m’arrive encore de percevoir sa face dans la foule

Et c’est alors que je cours

Avec mon cœur battant dans les oreilles

Jusqu’à ce que la fatigue me coupe le souffle

J’ais joint récemment les Anonymes Amoureux(ses) Passifs (ves)

A.A.P

Et là j’ais rencontre Ilana

Une métisse à moitié juive et noire

Nous échangeons des regards et des sourires

Et jusqu’à ce jour nous attendons

Que l’autre se jette à nouveau dans le vide

Et connaisse le vertige de l’amour

Assoupi

Je vis ma vie toujours assoupi

Les yeux grands ouverts mais tout aussi bien absent

Car une fois mordu, deux fois prévenu

Et je ne suis pas du genre à tenter ma chance

Alors assoupi je parle, marche,  travaille et fait l’amour

Et tout le monde me félicite sur ma performance

Ca me donne le vertige d’avoir le monde à mes pieds

Il semble qu’une fois je cesse de m’acharner

Mes souhaits s’alignent pour frapper à ma porte

Et Dieu sait combien j’ais crie et jure contre mon destin

Mais le passe tout comme moi est assoupi a présent

Je reprendrai mes soucis à mon réveil

Lucid dream

Mon subconscient semble vivre dans l’imposant maison de grand mere

Ou le passe et le present se recontrent sans gene dans mes reves

Les scenes d’enfance laissent place aux troubles de la vie d’adulte

Et j’en ais les cheveux gris comme temoins

La vie a cette facheuse manie a marquer le corps avec ses peripeties

Et bien qu’a mon reveil je ne trouve aucune marque de violence

Qui se joue dans mon cœur

Je marche pendant le jour comme un revenant

Blesse de guerre souffrant de stress post traumatique

Incapable de se laisser aux accolades chaleureuses

Que mon retour parmi les vivants occasionne

Car chaque sommeil est une petite morte a present

Et la vie semble prendre en elle-même

Une innocente cruelete

Comme celle des dieux

Mais assez avec tous ces regards de nombrils

Chacun a ses chats afouetter, a promener et a coucher

Because it’s much better to let sleeping dogs lie.

Allure

Je ne sais pas ce qui est

Arrive à l’allure des années.

L’élasticité de nos élans s’est affaiblie

Nos humours manque de piquant

Et nos fièvres de joie leur intensité

Tu restes néanmoins ma belle

Et moi ton beau

Toujours prêts à éclipser les fronts plissés

D’un coup de hanche par ici et par la

Je ne sais pas et je ne m’en soucie pas

Le soleil se lève et se rendort

Quand il lui semble bon

Le vent souffle à tête perdue

Et nous n’avons qu’à marcher sur terre avec légèreté

Réservant nos plus belles fleurs pour les tombes.

Melancolie

Mes souvenirs pleuvent de temps à autre

Et mouillent mes moments avec mélancolie

Ils ramènent à la vie des revenants

Et le passe avec ses précieuses banalités.

Ces jours légers mais bien lourds dans ma mémoire

Avalent sans effort mes petits ennuis

Mes espoirs d’adulte alourdissaient mon cœur d’enfant

Et l’extasie des jeux les évanouissaient aussi vite

Mais mon pas est devenu lourd ces jours ci

Je n’ai plus le cœur léger

J’ai le rire d’une femme stérile

Et le sourire du condamne

J’observe ma vie passer

Avec l’espoir d’y participer.

Le passe est amer sur ma langue

Mais bien doux dans mon cœur.

Le passe est l’utérus de mon futur

J’ai du mal à le reconnaitre

Mais les papillons ne reconnaissent pas non plus les chenilles.

Je sens finalement la mer mugir en moi

Et je comprends que même assoupi

La galaxie qui est en moi ne cesse de s’accroitre.